| Patrice Cujo captive les collégiens Le centre documentaire du collège de Rivière-Salée a été le théâtre, vendredi, d’une enthousiasmante rencontre. Celle des élèves d’une classe de 5e avec le peintre et enseignant Patrice Cujo, venu parler de sa passion à travers deux de ses œuvres. Est-ce la personnalité du peintre, son aisance pédagogique, ses histoires géographiques picturales ou tout cela à la fois qui ont conquis le jeune public ? Toujours est-il que ces préadolescents ont été captivés par les explications du maître. Une classe attentive mais aussi très réactive, qui a su profiter de ce moment d’exception pour faire connaissance avec l’artiste et mieux comprendre « la bizarrerie » de l’art contemporain. Saine curiosité Avec ses cartes orales ou sa géographie sans carte évoquant les toponymies, Patrice Cujo parle à l’imaginaire. Celui des mythes et des légendes qui ont donné leur nom aux lieux. Sa démarche propose une lecture synthétique du « vocabulaire » légendaire des paysages combiné à la topographie. Les jeunes esprits s’engouffrent volontiers dans cet espace d’illusion et de réalité. Nées du séjour ni-vanuatais de l’artiste, les deux œuvres exposées, en support de son propos, ont aiguisé la curiosité des élèves, pendus à ses lèvres. Que veut exprimer le peintre à travers ses cartes ? La peinture est-elle une passion ou un passe-temps ? Que révèlent les couleurs utilisées ? Quand a-t-il commencé à peindre ? Quelles sont ses influences ? Peut-il vivre de son art ? Par gourmandise Lorsque Patrice Cujo quittera le territoire, à la fin du mois, les élèves se souviendront d’un artiste érudit, passionné depuis sa première peinture, réalisée sur un carton de bière, à l’âge de 4 ans, aux côtés de son père. Un peintre passionné par l’ensemble de l’œuvre de Picasso, qui s’est mis aux cartes « par gourmandise », à son arrivée en 1984. Un professeur en arts plastiques et en arts appliqués qui aime enseigner depuis sa sortie des Beaux-Arts « par plaisir et par nécessité ». Un homme, enfin, d’une touchante simplicité, resté très proche des élèves. J.M. |
(Article paru dans les Nouvelles calédoniennes du 12 juillet 2003)![]() La conjonction de rencontres heureuses L’intervention de Patrice Cujo est le fruit de la conjonction de rencontres heureuses qui mettent en scène le collège, le vice-rectorat et, pour la première fois, la mairie de Nouméa. Jean-Louis Kolb, professeur d’arts plastiques au collège de Rivière-Salée, a pris l’initiative de ces échanges et les institutions sont tombées d’accord sur le bien-fondé de cette initiative. A l’issue de cette rencontre à laquelle ils ont assisté, Gilles Nave, le principal, Odile Magnon, déléguée académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle, Anne Lhoste, adjointe au maire chargée de la culture, accompagnée par Mme Robineau et Cyril Pigeau, du service culturel de la mairie, ont apprécié l’investissement des professeurs et la sérénité des élèves. Une rencontre d’un genre nouveau, jugée « très intéressante » et qui pourrait en inspirer d’autres, dans des domaines artistiques divers. |